Le marché de la bière

Une filière d’excellence : La brasserie française

 

La brasserie en bref (chiffres 2018)

1/ La France est le 3ème pays européen en nombre de brasseries. 

2/ 1600 brasseries dans tous les départements français de métropole et d’Outre-mer 

3/ 8ème pays producteur de bières en Europe. 

4/ 70% des bières consommées en France sont produites en France 

Les brasseries françaises représentent plus de 10 000 références de bières différentes et

environ 7 094 emplois directs pour 3.9 millards de chiffres d’affaires.

Elle investit un peu plus de 190 millions d’euros par an dans la modernisation des outils de production et dans les actions de valorisation pour l’environnement.

La France, avec une moyenne de 33 l/an/habitant, est en volume le 27ème pays consommateur de l’Europe des 28, mais le 3ème en nombre de sites de production.

Un marché français en plein renouveau

Le marché global 2018 affiche une hausse de +4,2 % en volume, + 5% en alimentaire et +1,8% en CHR, pour une consommation totale d’un peu plus de 23,5 Millions d’hl en 2018, rattrapant ainsi le niveau du début des années 2010, grâce à un renouvellement de l’offre, tant des acteurs historiques du secteur que des brasseurs de création récente ( environ 300 créations d’entreprises par an).

Un marché dynamique en grande distribution

 Le circuit alimentaire (GMS, Hyper et Super, hard discount, drive…) représente 66% du marché total et affiche une hausse de 5% en 2018.

La marché est porté depuis plusieurs années par les bières premium, spéciales et spécialités, qui représentent désormais plus des 2/3 des volumes de ce circuit.  Un secteur également soutenu par les innovations des marques leaders, les bières artisanales régionales, et les bières aromatisées notamment aux fruits. A noter, le redéploiement  du segment des bières sans alcool, avec de nombreuses nouvelles références, qui contribuent à une croissance de 32% de ce marché en 2018 : leur part de marché s’élève désormais à 5,5 % du marché total, soit environ 2 litres par an par habitant.

Un marché CHD en légère hausse

Grâce à des conditions climatiques exceptionnelles et l’animation des points de vente par des événements sportifs internationaux, le marché CHD a progressé en 2018 de +1,8%, confirmant une tendance constatée ces trois dernières années.

En 2018

Les deux circuits de distribution cumulés, alimentaire et CHR, progressent de 4,2% .

Avec l’explosion du nombre de brasseries artisanales, ou micro-brasseries, le marché confirme une valorisation déjà remarquée ces dernières années : les Français consomment moins en général mais davantage de bières spéciales et de spécialités.

Il existe aujourd’hui une France des brasseries qui, outre les berceaux historiques du Nord et de l’Est, rayonne sur l’ensemble du territoire et s’ancre dans les spécialités régionales : bières à la rose, aux myrtilles selon les régions, à la chicorée dans le Nord, au blé noir en Bretagne, aux marrons en Ardèche. Les brasseurs s’attachent aussi de plus en plus à mettre en avant l’origine de leurs matières premières, leurs recettes ou les styles de bières et  illustrent ainsi la richesse et la diversité de la culture brassicole française.

La première région en nombre de sites de production, près de 300 brasseries, est l’Auvergne Rhône Alpes, suivie de la Bretagne (un peu moins de 200). La région Grand Est, avec plus de 50% de la production française, confirme sa position de leader en volumes en France.

Les exportations baissent de -X%  pour atteindre 6,5 Mhl, essentiellement en Espagne, Belgique, Royaume Uni et Pays Bas.

Mais 70% des bières consommées en France sont produites sur le territoire français.

Un secteur fortement contributeur

Le montant des charges sociales, taxes et impôts du secteur, de la production et de la vente de bière s’élève à 1,130 milliard € par an.

Depuis le 1er janvier 2013, une augmentation des droits d’accises de 160 % sur la bière est appliquée.

Sur un chiffre d’affaires de 3,9milliards €, la recette attendue est de l’ordre du milliard à laquelle il faut ajouter la TVA au taux de 20% pour la bière tant en grande distribution que dans les cafés et restaurants.

C’est donc à hauteur de plus de 3,5 milliards € que les brasseurs contribuent aux finances publiques de la France.

Les droits d’accises, fiscalité particulière appliquée aux boissons alcoolisées, s’appliquent sur la bière au dégré et à l’hectolitre et sont indexés chaque année sur l’inflation de l’année antérieure.

En 2018, le montant est de :


– 3,75 €/ degré d’alcool et par hl pour les bières jusqu’à 2,8 % alcool inclus,

– 7,49 €/ degré d’alcool et par hl pour les bières de plus de 2,8 % alcool ;

et de 3,75 €/ degré d’alcool et par hl pour les brasseries indépendantes produisant jusqu’à 200 000 hl

Commerce extérieur 2018

  • consommation  23,5 M HL + 4,2 %
  • import  8 M HL  + %

L’amont de la brasserie 

Filière agro-alimentaire majeure par son poids agricole et ses circuits de distribution, la filière brassicole est un débouché économique essentiel pour l’agriculture en France. De « l’épi au demi », elle représente, en effet, près de 128 500 personnes pour un chiffre d’affaires de 15 milliards d’euros.

La fabrication des bières françaises nécessite le travail de semenciers, d’agriculteurs, de collecteurs, de malteurs, de levuriers, de producteurs de houblons et de brasseurs.

Les semenciers

A venir…

Les producteurs d’orge

La France est un terroir qui réunit les conditions climatiques idéales pour la culture d’orge de brasserie de grande qualité.

La France a produit 3,6 millions de tonnes d’orges de brasserie en 2018, cultivés sur 1,6 millions d’ha.

La France est le 2ème exportateur mondial d’orges de brasserie. (lien : AGPB)

Les producteurs de houblons

Le renouveau du paysage brassicole français de ces vingt dernières années et le retour à la croissance du marché ont engendré de nouvelles attentes tant parmi les consommateurs que les brasseurs : besoin de variétés plus aromatiques, augmentation de la demande en houblon français et volonté d’approvisionnement local pour de nombreux brasseurs artisanaux.

La filière longtemps concentrée en Alsace et dans le Nord,  très tournée vers l’exportation, se réorganise à présent pour répondre davantage à son marché intérieur. On assiste depuis  quelques années à un développement de houblonnières partout en France, comme en Bretagne, en Normandie, dans le centre, ou dans la région Midi-Pyrénées. Dans le même temps la filière s’est organisée en interprofession, et la culture de houblon biologique a fait son apparition notamment en Alsace pour répondre à la demande du marché de bières biologiques.

Site internet : AGPH 

 Chiffres clés  2019 :

– Surface nationale : + de 500 hectares dont 94 % en Alsace, 5 % dans le Nord et 1 % sur le reste de la France

– production : 800 t (représentant moins de 1 % de la production mondiale)

– Nombre de producteurs : environ 60 houblonniers

Nombre de variétés cultivées en France : une vingtaine

Export : 70 % de la production française

– Présence du houblon français à l’international : Europe : 45 % (dont UK : 25%, Belgique : 15%, reste de l’Europe : 5 %), USA : 12%, Vietnam : 3 %, Canada : 1%, Asie : 1 %. En 2019, le Houblon français s’exporte pour la première fois au Brésil.

Le malt 

Sur les quelques 11 millions de tonnes d’orge récoltés en France, les orges de brasserie, également appelées orges brassicoles représentent 4 millions de tonnes soit plus d’un tiers du total annuel. La France est le premier exportateur européen d’orges de brasseries et le deuxième au niveau mondial.

La France, un terroir privilégié pour la culture des orges de brasserie.

En France, les conditions pédoclimatiques sont particulièrement propices à la culture des orges brassicoles ; elles permettent de faire pousser à la fois des orges de printemps et des orges d’hiver. Les orges brassicoles sont cultivées en France principalement dans le Nord, en Champagne-Ardenne, dans l’Est, en Bourgogne, en Beauce et Gâtinais, en Poitou Berry et en Charentes, sur une surface totale d’environ 1,6 à 1,8 million d’hectares, avec un rendement moyen de 6 à 7 quintaux à l’hectare.

La France produit 1,5 million de tonnes de malt

La malterie française bénéficie de sa proximité immédiate avec de grands terroirs producteurs d’orge. Elle transforme 1,8 million de tonnes d’orges de brasserie en 1,5 million de tonnes de malt, produits par an en France, dans quinze malteries.

La France exporte 80% de sa production de malt

Depuis 1967, la malterie française est le premier exportateur mondial de malt. La France exporte 80% de sa production de malt soit environ 1,2 million de tonnes par an. Elle contribue à hauteur de 30% des échanges mondiaux de malt. Les principaux marchés d’exportation de la malterie française sont, pour près de 30% chacune, l’Union Européenne et l’Afrique et, pour près de 20% chacune, l’Asie et l’Amérique du Sud.

lien : malteurs de France 

Les levuriers 

https://www.chambresyndicalelevure.com/la-csfl-en-bref/les-membres/

Les autres fournisseurs des brasseurs sont très divers : fabricants d’emballages en verre, de boîtes en acier et en aluminium, de bouchons, de packs, de sous-bocks, d’étiquettes, de films plastiques, sans oublier les sociétés d’ingénierie, de transports, les fabricants d’équipement industriel…