8 questions à se poser avant de devenir brasseur

1/ Dois-je suivre une formation spécifique avant de m’installer ? Laquelle ?

Même si le métier de brasseur reste libre d’accès, une formation est fortement recommandée.

En concertation avec les chambres de métiers et de l’artisanat, Brasseurs de France et le SNBI ont œuvré ensemble pour donner naissance au titre de brasseur de niveau 3 (équivalent à un CAP/BEP).

Il constitue une reconnaissance d’un niveau de qualification dans un métier pour les (futurs) chefs d’entreprise ou salariés de brasseries. Son inscription au Répertoire national de la certification professionnelle (RNCP) après une phase expérimentale devrait intervenir en 2023 ce qui permettra un financement de la formation par votre OPCO.

Ce titre permettra en outre à son détenteur d’accéder à la qualité d’artisan sans attendre 3 années d’exercice professionnel.


Il existe quatre centres de formation au titre de brasseur en France labellisés par les CMA régionales :

Ces quatre centres sont référencés sur le répertoire national Datadock et certifié Qualiopi.

L’université de la Rochelle dispense une formation pour l’obtention d’un Diplôme d’Université « Opérateur de brasserie » : lien ici

Vous pouvez aussi trouver d’autres centres de formation référencé sur Datadock comme la Beer Fabrique : lien ici

2/ Quelles autorités dois-je avertir de mon projet ?

Les douanes.

Le maire de la commune, pour au moins cette raison :

Obtenir une autorisation de déversement des effluents de la brasserie dans le réseau de la commune (si celle-ci est raccordée, bien sûr).

La chambre des métiers et de l’artisanat. En effet la brasserie fait partie des activités répertoriées dans l’annexe du décret 98-247 « Liste des activités relevant de l’artisanat ».

Aussi, lorsque la brasserie répond aux critères d’une entreprise artisanale (pas plus de 10 salariés sauf exception), elle doit s’adresser à la chambre des métiers et de l’artisanat.

La chambre de commerce et d’industrie, lorsque la brasserie a plus de 10 salariés (sauf exception).

3/ Comment dois-je concevoir mon local de brassage ? Comment dimensionner mon matériel ?

En matière d’hygiène, les grands principes à respecter sont communs aux autres installations agroalimentaires (Règlement 852/2004).

Brasseurs de France a élaboré un guide de Bonnes Pratiques Hygiéniques en 2001 validé par l’administration.

En ce qui concerne la dimension, compte tenu de son expérience et de son accompagnement du renouveau de la brasserie française, Brasseurs de France observe qu’un volume de 300 hl assure la viabilité d’une brasserie.

4/ Où dois-je déposer ma ou mes noms de marques ? Puis-je donner n’importe quel nom à ma brasserie et à ma / mes bières ?

Il est fortement conseillé de déposer le nom de sa marque à l’INPI.

Pour le nom, il existe des critères à respecter et notamment se référer à la loi Evin qui réglemente la communication sur les produits alcoolisés.

Voici le lien vers le MOOC loi Evin

5/ Comment rendre mes étiquettes conformes à la réglementation ?

D’une manière générale, une étiquette doit donner une information loyale au consommateur.

A minima, elle doit comporter les mentions suivantes :

  • la dénomination de la denrée alimentaire
  • la liste des allergènes
  • la quantité de certains ingrédients ou catégories d’ingrédients
  • la quantité nette 
  • la date de durabilité minimale( à consommer de préférence avant le…)
  • les conditions particulières de conservation et/ou d’utilisation
  • le numéro de lot
  • le nom / raison sociale et l’adresse de l’exploitant alimentaire
  • le pays d’origine ou le lieu de provenance (lorsqu’il est prévu à l’article 26 du règlement 1169/2011)
  • un mode d’emploi, lorsque son absence rendrait difficile un usage approprié de la denrée alimentaire;
  • le titre alcoométrique volumique acquis
  • le logo à l’intention des femmes enceintes
  • le logo triman sur les emballages ménagers recyclables (hors emballage en verre)

La DCCGRF a rédigé en collaboration avec Brasseurs de France une fiche étiquetage qui donne les grandes lignes réglementaires :https://www.economie.gouv.fr/files/files/directions_services/dgccrf/consommation/Fiche-tout-savoir-etiquetage-bieres.pdf

Brasseurs de France a également conçu un memento étiquetage très précis à destination des brasseurs.

6/ Quelles sont mes obligations pour commercialiser un produit alcoolisé ?

  • Respect de la loi Evin
  • Petite licence obligatoire pour vente à emporter
  • Licence III pour vente sur place (formation « permis d’exploitation » obligatoire)
  • Convention collective (http://cpnef.info/) (règlement intérieur, grille de salaire, contrats de travail…) géré par Brasseurs de France.
  • Sécurité au travail

7/ Comment financer ma brasserie ?

Différents interlocuteurs peuvent vous aider :

8/ Est-il obligatoire d’avoir un local et du matériel ?

Il est envisageable de commencer son activité en coopérant avec une brasserie qui mettra à disposition son matériel. Cependant, cette situation a des implications tant fiscales que promotionnelles ainsi qu’en termes de responsabilité. Les droits d’accises des bières ainsi produites ne pourront pas bénéficier du taux réduit réservé aux petites brasseries indépendantes ( -200 000HL) ainsi la communication relative au produit devra être adaptée à cette situation (mention de l’origine en particulier). Il est recommandé de bien formaliser la prestation de mise à disposition du local et du matériel entre les deux parties prenantes.

Pour bénéficier du statut de petite brasserie indépendante et du taux réduit pour les droits d’accises, il faut entre autres disposer de son propre outil de production. Compte-tenu de la réduction de 50% des droits, il est préférable de disposer de son propre local et de son matériel.

Cette liste n’est pas exhaustive, l’équipe de Brasseurs de France est entièrement à votre disposition si nécessaire.

Aides

Enfin , pour retrouver toutes les aides disponibles pour vos entreprises, n’hésitez pas à vous rendre sur ce site :

https://www.aides-entreprises.fr/

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