VRAI – FAUX

La bière a des degrés différents d’alcool

Vrai : Le marché de la bière est très varié. C’est ainsi une des rares boissons à pouvoir faire varier son degré d’alcool, du sans alcool à 8° pour les bières de spécialité, avec une moyenne de 5°, et s’adapter ainsi à différents moments de consommation : désaltération, dégustation, apéritif, repas.

Une bière foncée est plus alcoolisée

Faux : La couleur de la bière n’a pas de lien avec son degré alcoolique, dû au procédé de fermentation. Les variations de couleurs résultent des types de malt de spécialité utilisés : du malt blond très pâle pour les bières blondes au malt très torréfié pour les bières brunes.

La bière a des propriétés diurétiques

Vrai : Elle présente une faible teneur en calcium et une riche teneur en magnésium, ceci associé à la grande quantité d’eau absorbée (93% de la composition de la bière) fait de cette boisson rafraîchissante une des championnes du diurétique !

La bière est une boisson désaltérante

Vrai : L’eau représente plus de 90% de la composition de la bière. Pour faire un litre de bière, il faut d’ailleurs 200 grammes de céréales, 2 grammes de houblon, quelques grammes de levure et 5 litres d’eau … Ce qui fait de la bière, notamment lorsqu’elle est consommée fraîche, l’une des boissons les plus désaltérantes.

La bière sans alcool ne contient pas du tout d’alcool

Faux : La bière sans alcool contient une très faible quantité d’alcool. Conformément à la législation, la teneur en alcool d’une bière sans alcool ne doit pas dépasser 1,2°.  La référence est l’éthanol ou alcool éthylique qui agit sur l’arôme et la stabilité de la bière. Les personnes qui ne peuvent pas boire d’alcool pour des raisons médicales ou par conviction doivent donc s’abstenir de consommer de la bière sans alcool.

La qualité de l’eau influe sur les bières

Vrai : La bière est constituée à 90% d’eau. L’histoire de la bière est indissociable de la qualité de l’eau utilisée pour la produire. Sa pureté et la nature des composés minéraux influent sur sa couleur, sur ses propriétés gustatives et sur ses qualités nutritionnelles. De nombreuses brasseries ont acquis leur réputation grâce à la qualité de l’eau utilisée.

Le houblon est aussi appelé « or du brasseur »

Vrai : Le houblon, aromate de la bière, a supplanté, au XIVème siècle, le gruyt, mélange d’herbes aromatiques. La cervoise est alors devenue bière. La lupuline du houblon, couleur or, lui est précieuse. Bien qu’il soit cité systématiquement quand on parle de bière, la houblon n’intervient quantitativement que d’une manière très limitée. Pour un hectolitre de bière, il faut 170 à 300 grammes de houblon séché contre 25 à 30 kilogrammes de malt. Son rôle principal est de conférer l’amertume caractéristique de la boisson, mais aussi la post-amertume, perçue au fond de la gorge, que les anciens appelaient le « rappel à boire ». Il possède également des propriétés antiseptiques servant à protéger et conserver le moult de la bière.

La bière ouvre l’appétit.

Vrai et Faux : la consommation d’alcool en apéritif est connue pour ouvrir l’appétit. Mais la bière a cette particularité que, selon l’étude du Pr Debry de Nancy, les personnes consommant modérément de la bière réguleraient elles-mêmes leurs apports caloriques sur la journée, en prenant notamment un repas du soir plus léger. Par ailleurs, la consommation modérée de bière limiterait également le grignotage entre les repas. Enfin, avec sa grande quantité d’eau et sa teneur en glucides issus des céréales, la bière procurerait un effet rapide de satiété, agissant ainsi comme un coupe-faim.

L’alcool favorise le stockage des graisses dans le corps.

Vrai : Effectivement, l’alcool favoriserait le stockage des lipides. Mais paradoxalement, les études scientifiques ne retrouvent pas d’influence significative de la consommation modérée de bière sur le poids. Il est d’ailleurs intéressant de noter que la majorité des études relatant l’augmentation du tour de taille après consommation d’alcool ne prennent pas en compte des facteurs très importants comme le régime alimentaire, la sédentarité ou le tabac. L’exemple des japonais, peu touchés par l’obésité, pourtant grands consommateurs de bière mais à l’alimentation équilibrée (à base de poissons notamment), vient en totale contradiction avec celui des allemands, consommateurs réguliers de charcuterie et de féculents, comme les pommes de terre.

La bière fait gonfler le ventre.

Faux : Les études les mieux documentées le montrent. Il n’y a pas d’augmentation du tour de taille pour un consommateur modéré de bière. Selon une étude japonaise très récente, la consommation modérée de bière favoriserait même la digestion, ses composés stimulant les muscles gastro-intestinaux. Par ailleurs, la bière a un effet diurétique important qui favorise l’élimination rénale.

On peut consommer de la bière dans le cadre d’un régime amincissant.

Vrai : c’est aujourd’hui démontré, la bière ne fait pas grossir. Une étude américaine récente arrive à la conclusion que les femmes consommant 1 à 2 verres de bière par jour ont une corpulence inférieure de 15% par rapport à celle des femmes abstinentes.
Par ailleurs, le consommateur modéré de bière régulerait naturellement ses apports en sucres, en prenant notamment un repas du soir plus léger, et limiterait ses grignotages entre les repas. Enfin, de par sa grande quantité d’eau -plus de 90 %- et sa teneur en glucides issus des céréales, la bière procurerait un effet rapide de satiété, agissant comme un coupe-faim.
Sans pour autant la recommander aux abstinentes, il n’est donc pas nécessaire d’interdire une consommation modérée de bière aux consommatrices souhaitant faire un régime amincissant.

La bière brune est plus calorique que la bière blonde

Faux : à teneur identique en alcool, il n’y a pas de différence notable entre une bière brune et une bière blonde. Les brunes sont simplement élaborées à partir de céréales plus grillées au moment du maltage, mais elles ne sont pas plus caloriques que les bières blondes.

La bière a un effet protecteur sur le risque cardio-vasculaire

Vrai : C’est l’action naturelle de l’éthanol contenu dans la bière, au même titre que celui du vin, qui contribue à augmenter le taux de cholestérol HDL (bon cholestérol) mais qui favoriserait aussi la fluidité sanguine en diminuant l’agrégation plaquettaire, à l’origine de la formation de caillots. La bière contient aussi des polyphénols aux propriétés antioxydantes, reconnus pour leurs effets bénéfiques sur le système cardio-vasculaire. Ainsi, une récente étude publiée dans le journal Epidemiology fait apparaître une baisse de 45% du risque d’infarctus du myocarde chez les buveurs modérés de bière.
La bière contient beaucoup de vitamines du groupe B (B1, B2, B3, B6, B9, B12), dont une quantité importante de folates, de riboflavines et de pyridoxines qui contribueraient à réduire le taux d’homocystéine sanguin. L’homocystéine est un acide aminé impliqué dans la survenue des maladies cardio-vasculaires lorsque son taux s’élève dans le sang.
Des études, menées notamment en Australie, en République Tchèque et aux Pays-Bas, pays de grands consommateurs de bière, révèlent ainsi que les personnes qui consomment une ou deux bières par jour diminuent de 20 % le risque de maladies cardiaques.
Mais pour bénéficier de ses effets positifs, la consommation de bière doit rester modérée et régulière, la quantité d’alcool ingérée ne devant pas dépasser 20 à 40 g par jour soit 2 à 4 verres.

La bière est une boisson peu vitaminée

Faux : Fabriquée à partir d’eau, de céréales et de houblon, la bière est riche en potassium, magnésium et vitamines, notamment du groupe B, essentielles à l’équilibre nerveux, au métabolisme des glucides et à la qualité de la peau.
Les vitamines de la bière, notamment les folates, auraient également un rôle protecteur contre les maladies cardiovasculaires.
Enfin, une consommation modérée de bière permettrait de couvrir une partie des besoins journaliers en vitamines du groupe B.

La bière favorise la production de lait

Vrai : La bière a un effet lactogène connu depuis l’époque des Romains. La bière contient en effet une substance issue de l’orge maltée, le bêtaglucane, qui stimule la sécrétion de prolactine et donc de lait.
Pour cette raison, une consommation de bière sans alcool, peut être recommandée aux femmes allaitantes afin de favoriser leur production de lait.

La bière est moins alcoolisée que le vin

Vrai : le taux d’alcool de la bière est inférieur à celui du vin avec en moyenne 5° contre 12° pour le vin. La bière est donc moins alcoolisée que le vin, et, à quantité consommée égale, la bière apporte plus de deux fois moins d’alcool que le vin.