Traçabilité

C’est en 1489 qu’apparaît la première notion de « traçabilité » pour la bière.

La bière était contrôlée par des « gardes jurés » chargés d’apposer un sceau sur les tonneaux, afin de s’assurer de la provenance des fûts.

Les brasseurs ont mis au point une procédure d’identification du produit et de son conditionnement qui s’étend de la livraison des matières premières au produit fini. À partir d’une réclamation ou d’une demande de renseignement, cette procédure peut être activée.

Comment cela marche-t-il ?

Les informations codées sur la palette, le pack, le fût, la bouteille ou la boîte permettent de connaître le site de production, ainsi que l’année, le mois, le jour et l’heure exacte du soutirage de la bière.
À partir de ces informations, une recherche informatique permet d’identifier les différentes étapes de production, (soutirage, filtration, garde, fermentation, brassage), ainsi que les fournitures utilisées (matières premières et matériaux, bouteilles, capsules, étiquettes etc.)

Chaque étape de production est accompagnée d’un suivi technique informatique par machine utilisée, ainsi que d’un bilan faisant état des résultats qualitatifs obtenus (analyses physico-chimiques, bactériologiques, organoleptiques et métrologiques).

L’ensemble des matières et matériaux participant à l’élaboration du produit sont identifiés en lots. Ils sont codifiés et saisis dans un système informatique permettant d’effectuer une démarche de filiation.
Les levures, propagées à partir de souches sélectionnées à la brasserie, font également l’objet de ce repérage informatique.
L’identification en lots permet, en collaboration avec le fournisseur, de déterminer les caractéristiques et les origines des bières.

Si cette procédure permet de retrouver l’origine des produits finis à la sortie de la brasserie, elle s’étend aussi en aval. Les produits finis sont conditionnés en palettes pour leur transport, en train ou en camion. Chaque article, disposant d’une étiquette à code barre, pourra être repéré au moment du chargement.

La gestion des flux de marchandises, entre l’état des stocks et les commandes livrées, permet de suivre le cheminement des produits, de la brasserie aux entrepositaires grossistes et aux plates-formes de livraison des enseignes de la distribution.

Ainsi, lorsque le consommateur décapsule sa bouteille de bière chez lui ou déguste un demi pression à la terrasse d’un café, il est possible de retrouver, dans un délai de 24 heures (souvent moins), tous les éléments qui sont entrés dans sa fabrication, que ce soient les matières premières, les emballages, ou les résultats de l’ensemble des process et des contrôles qualité aux différents stades de production.