Qualité

Charlemagne a été à l’initiative des premiers systèmes de contrôle qualité (mise en place d’un corps d’inspecteurs itinérants chargés de parcourir le royaume afin de veiller à la qualité de la bière). En 1625, d’autres contrôles de qualité ont été instaurés (création d’un corps de « visiteurs et de contrôleurs de bière »).

Aujourd’hui, des analyses en laboratoire sont systématiquement effectuées à chaque stade de la production brassicole.

Qualité dans la filière Orge/Malt/bière

Le système français de sélection des orges de brasserie est sans équivalent dans le monde.

Dans le contexte de la nouvelle politique agricole commune, qui contraint la production agricole à être en prise directe avec les marchés de transformation, le développement de nouvelles variétés doit impliquer toute la filière. En France, toute nouvelle variété d’orge de brasserie doit franchir avec succès trois grandes étapes techniques et une période d’observation commerciale avant de pouvoir figurer parmi les « variétés préférées » de la liste annuelle de Malteurs de France.

- La première étape a pour objet l’inscription de la variété au catalogue officiel français des plantes cultivées et plus particulièrement sur la liste des orges de brasserie (Ministère de l’Agriculture). Chaque année, une centaine de nouvelles variétés sont retenues par le CTPS (Comité Technique Permanent pour la Sélection). L’évaluation de l’aptitude brassicole des variétés est basée sur des micro maltages et des analyses de malt réalisées par l’IFBM (Institut Français des Boissons de la Brasserie et de Malterie).

- La seconde étape, gérée par le Comité des Orges de la Brasserie et de la Malterie (CBMO), permet d’apprécier l’aptitude fonctionnelle des variétés nouvellement inscrites à être maltées et à fabriquer de la bière.

- La troisième étape, également gérée par le CBMO, permet la qualification technologique définitive, grâce à des essais semi-industriels de maltage et de fabrication de bière dans les installations de l’IFBM.

- Enfin, la dernière étape est celle de l’observation commerciale, qui permet de vérifier les comportements du marché avant de déclencher le processus de mise en culture.
Cette sélection garantit les performances agronomiques et technologiques recherchées par la filière.

Si le succès commercial se confirme, la nouvelle variété pourra enfin figurer sur la liste des variétés préférées des orges de brasserie, étape ultime d’un processus long et rigoureux, sans équivalent dans le monde.

Liste officielle des variétés préférées pour la récolte 2015

 

VARIÉTÉS PRÉFÉRÉES
ORGES DE PRINTEMPS ORGES D’HIVER
2 RANGS 6 RANGS
Supérieur à 15 000 ha >>>> BEATRIX / SEBASTIAN VANESSA ESTEREL / PASSEREL
Inférieur à 15 000 ha >>>> BELLINI / CONCERTO /NFC TIPPLE PRESTIGE/SUNSHINE ARTURIO / AZUREL
Usage limité
>>>>
EXPLORER /GRACE / KWS IRINA / ZEPPELIN SALAMANDRE CASINO / ETINCEL / ISOCEL
VARIÉTÉS EN OBSERVATION COMMERCIALE ET INDUSTRIELLE
Étape 2
>>>>
ODYSSEY / OVERTURE / TRAVELER SY TEPEE
Étape 1
>>>>
KWS AURELIA / PIONIER / SANETTE / STYLE CALYPSO AMISTAR / VOYEL
VARIÉTÉS ADMISES EN VALIDATION TECHNOLOGIQUE
GESINE / RGT PLANET / PRUNELLA

En observation commerciale et industrielle :

Etape 1 : Variétés ayant subi les tests pilotes IFBM et soumises à des épreuves en site industriel en vue de vérifier que toutes les attentes fonctionnelles de fabrication des Malteurs et des Brasseurs sont respectées. Cette période doit permettre à la variété de se développer commercialement.

Etape 2 : Variétés en cours de tests industriels en vue de vérifier que toutes les attentes fonctionnelles de fabrication des Malteurs et des Brasseurs sont respectées. Elles doivent être multipliées sur plus de 150 hectares et présenter un intérêt pour un malteur et un brasseur.
Admises en validation technologique : Sont admises en validation technologique celles nouvellement inscrites sur la liste à orientation Brasserie du CTPS et proposées par le CBMO aux tests pilotes IFBM.
Usage limité : Variété adaptée à certains cahiers des charges dont le débouché est à sécuriser.

 Qualité de l’eau

Une eau aux propriétés bactériologiques et physico-chimiques irréprochables est indispensable à la fabrication d’une bière de qualité.
Actuellement, chaque pays dicte ses propres recommandations concernant la dureté, l’alcalinité, la teneur en sels minéraux, en oligo-éléments (fer, cuivre, manganèse…) ou autres composés (sulfates, par exemple).